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Les sportifs CONSTANTINOIS |
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Réalisé par Valérie Amram d’Onofrio et Tarek Ben Ameur |

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Une consécration royale puisque entérinée par un juge de prestige, Nat Fleischer, le fondateur et rédacteur en chef du magasine américian, The Ring.
Trois mois plus tard, alors qu’il n’a pas totalement récupéré, Cohen défiera au Vel-d’hiv le champion de France des plumes (futur d’Europe), le merveilleux Cherif Hamia. Battu en puissance par le marocain, le champion du monde des coqs sera envoyé au tapis au 2ème puis 7ème round avant d’être arrêté sur blessure au 10ème round. A 26 ans, écoeuré par les manipulations crapuleuses de certains membres de son entourage, sous la pression de Zita qui souhaite tant qu’il cesse de se battre, il cèdera à sa sortie suivante, en juin 1956 au stade Olympique de Rome, devant 35.000 personnes, son titre mondial à son ancienne victime, le sourd-muet Mario D’agata. Annonçant contre toute attente son retrait définitif des rings, en pleine force de l’âge, Robert Cohen se consacrera à la gestion des entreprises de son beau père, avant que ses vieux démons ne le poussent à un combat de retour, puis à ouvrir une salle dans les quartiers d’Elisabethville avant d'endosser la responsabilité technique de l’équipe amatrice du Zaïre.
Mal connu des jeunes générations ; par sa classe, son courage et son exemplaire carrière "éclair" (qui ne dura que 5 années durant lesquelles, loin d'être un boxeur protégé, il disputa tous ses titres à l'étranger !) Robert Cohen laissera à jamais l’image d’un champion surdoué, intègre et généreux. Un homme passionné et passionnant.
Source :Sebastien Boniface, septembre 2005, netbox.com
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Robert Cohen, "la fulgurance"
Accompagné de son frère aîné Léon, Robert Cohen débarque dans la capitale en juin 1951. C’est le début d’une fulgurante ascension. En six mois, il remporte 8 de ses 9 premiers combats pros. |
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Puis 14 nouveaux l’année suivante au cours de laquelle il lave son seul affront devant Robert Meunier. Rien ne semble résister à ce prodige qui surclasse ensuite le "vieux gitan", Théo Médina, ex-champion d’Europe. En novembre 1953, dans la salle Wagram, le jeune espoir dispose de Maurice Sandeyron aux points et décroche ainsi son premier titre : celui de champion de France des Coqs. Quatre mois plus tard à Belfast, Cohen bat le tenant européen, John Kelly, en huit minutes. Après trois autres succès (notamment à Tunis devant le transalpin Mario D’Agata), le retrait du roi incontesté des coqs, l’australien Jimmy Carruthers, lui offre une chance de disputer le titre mondial vacant. Le 19 septembre 1954 à Bangkok, devant 60.000 personnes, à l'issue de 15 rounds violents face au thaïlandais Charern Songkitrat, le français est sacré.
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Alfonse Halimi, « la petite terreur »
Alonse Halimi est né le 18 février 1932 à Constantine dans une famille de 18 enfants dont ile st le cadet. A 8 ans, le gamin rejoint sa sœur aînée à Alger où il livre des vêtements au coeur de la Casbah ; un premier job chez Monsieur Dianoux, tailleur de son état et féru de boxe au demeurant…
Le 21 septembre 1948, comme tous les minots, il fête dans les rues le triomphe mondial de Cerdan sur Tony Zale. Malheureusement, en octobre 1949, il apprend à la radio le drame des Açores : L’avion emmenant Cerdan vers son re-match contre La Motta s’est écrasé. Une profonde tristesse envahit l’adolescent. |
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La "Petite Terreur" remporte 7 de ses 8 premières sorties professionnelles avant la limite, et transforme les salles parisiennes (Wagram ou le Palais des Sports) en scènes de ses impressionnantes prestations. Sa frappe et sa spontanéité enthousiasment les aficionados alors qu’un autre Constantinois (Robert Cohen) détient le suprême titre dans la même catégorie de poids. Et même si le natif de Constantine ne compte que 10 combats, le public parisien rêve de ce choc franco-français. En mars 1956, Alphonse confirme sa dimension aux points devant l'américain Billy Peacok. Trois mois plus tard, à la surprise générale, Robert Cohen lâche sa couronne à Rome.
Convoqué en tant que réserviste pour la guerre d’Algérie, Halimi est mobilisé à Offenbourg, en Allemagne. Transféré à Trêves, il reprend son entraînement et monte à nouveau sur le ring... 19 mois après ses débuts pro (18 succès, 12 avant la limite), il décroche une chance mondiale : Au Vél. d’Hiv, le 1er avril 1957, on l’oppose à l’expérimenté vainqueur de Cohen, le sourd et muet transalpin Mario d’Agata. Dans les derniers rounds, s'appuyant sur sa mobilité, le boxeur à la culotte noire frappée de l'Etoile de David évite l'épreuve de force que souhaite l’Italien. Halimi est déclaré à l'unanimité, champion des Coq.
Moins de 7 mois après son sacre, et après 2 combats sans titre en jeu, Halimi accepte le combat pour unifier le titre. Le Constantinois débarque en Californie, escorté par Mme Faty et Monsieur Filippi. Il peut également compter sur Jo Rizzo qui avait veillé sur les séjours de Cerdan aux Etats-Unis.
Installé à l’hôtel Miramar, Alphonse accroche au mur de sa chambre la photo du Grand Marcel. Concentré et déterminé, il parfait sa condition physique par de longs footings très matinaux sur la plage de Santa Monica. Ses dures séances de "sparring" impressionnent la presse américaine venue épier le phénomène. Ce championnat d’unification constitue une vraie curiosité. En cette année (1957), seule cette catégorie des Coq (- de 53,525 Kgs) souffre d’une bipolarisation de souverain.
Sa victoire sur l'Anglais Freddie Godoy, en octobre 1960 à Londres, lui permettra de conquérir le titre européen et, « Venger Jeanne d'Arc», comme il a dit alors. Une couronne continentale qu’il retrouvera devant Piero Rollo à Tel Aviv, lors de la 1ère réunion de boxe professionnelle organisée en Israël (le 26 juin 1962). En 1964, Halimi stoppera sa carrière. Il gèrera un bar à Vincennes, puis le cèdera pour devenir maître-nageur à Meudon.
Son exclusion du "milieu de la boxe" le marquera : "J’aurais préféré être entraîneur de boxe que maître-nageur mais je dois gêner…" Les quelques heures d’entraînement qu’il prodiguera à Sèvres, à la veille de sa retraite, ne seront qu’un pis-aller. Une séparation conjugale, une fâcheuse tendance à miser aux cartes et un entourage "d’amis" intéressés contribuèrent à le faire chuter de son piédestal.
Recueilli à l'agonie et souffrant de la maladie d'Alzheimer, il passera ses dernières années dans des maisons de repos. Malgré sa précarité financière, ses filles aidées que partiellement par la Fédération, garderont le silence sur ses conditions… jusqu'à ce qu’une pneumonie le vainc, le 12 novembre 2006, à l'âge de 74 ans.
Source :Sébastien Boniface, netbox.com |
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Pourtant, une bonne étoile va enfin briller sur lui : une passionnée du noble art (Mme Faty), amie de son employeur, lui offre des conditions de vie plus décentes. Elle le confie aux mains expertes de l'entraîneur M. Abdenour. Alphonse devient champion d’Afrique du Nord en Coq, puis de France en 1953. Un titre qu’il conserve les 2 années suivantes. En juillet 1955, il livre sa 188e et dernière joute en amateur. Mme Faty demande alors à Philippe Filippi, l’ex-mentor de Cerdan, de s'occuper de son protégé. Agé de 23 ans, Halimi débarque à Paris en compagnie de sa bienveillante, avec pour simple bagage, une petite valise au fond de laquelle il a agrafé la photo de Cerdan. |

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Alfred Nakache, “Artem”
Alfred Nakache, plus connu sous le nom de Artem dans les milieux de la natation, est né le 18 novembre 1915 à Constantine. Après une impressionnante carrière jalonnée de records (jeux olympiques de 1936), il est arrêté et est déporté en 1942 avec sa femme (elle-même capitaine de l’équipe de France féminine de natation) et sa petite fille qu’il ne reverra plus. Il est libéré en 1945. En 1946, il redevient champion de France aux 200m. brasse papillon à Paris. Il met un point final à sa carrière en 1947 en participant aux Jeux Olympiques de Londres en qualité de poloïste.
Il meurt le 4 août 1983 d’une crise cardiaque alors qu'il effectuait ses 1.000 mètres quotidiens à Cerbère. En 1993 il obtient à titre posthume le trophée du «Grand Exemple» donné par un athlète de réputation mondiale pouvant servir de «modèle» dans le sport. Ce trophée lui est décerné en Israël au musée du sport juif international.
Plusieurs équipements de natation portent son nom, dont la piscine nautique de Toulouse et récemment la piscine de Gentilly à Nancy. |



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