La cuisine du Constantinois possède, outre le fait d’être méditerranéenne, un patrimoine culinaire riche, avec des plats et des friandises parfois communes à toute l’Algérie, souvent très spécifiques à certaines régions, témoignant ainsi à la fois de l’unité culturelle de ce pays, mais aussi des spécificités de chaque région.

 

L’immigration des juifs sépharades en provenance de la péninsule ibérique au XVème siècle a enrichi la cuisine constantinoise avec quelques plats typiques comme la Tfina loubia (haricots blancs) ou la Tfina Salk (épinards). Plats traditionnels qui subsistent encore aujourd’hui dans le folklore culinaire algérien.

 

Nous ne prétendons pas ici donner une liste exhaustive des plats traditionnels de Constantine, Kenshla ou Bône, nous avons fait un choix arbitraire plus motivé par nos goûts personnels que par la sophistication ou le côté emblématique des mets.

 

Cependant, cette rubrique ne demande qu’à s’enrichir, alors à vos plumes et qalam !

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Zone de Texte: Pour commercer voici deux recettes de pain de maison ou khaloth
Indispensable pour nos shabbatot et nos fêtes

KEMIAS (*)
Meguena
Slata mechouiya
Charmola



PLATS 
Djari Tmatem
Couscous à la viande
Couscous au beurre
Loubia
Tfina Salk
Tfina aux cardons
Âsban
Richta
Tbeir
Caucla




DOUCEURS
Carques
Montecao
Mkerqchet
Cigares aux amandes
Tamina
Zrir
Karshbil
Croquet
Makroud
Knedleth
Tmâr marshiya

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Réalisé par Valérie Amram d’Onofrio et Tarek  Ben Ameur

(*) : origine du mot “kemia” : Différentes hypothèses peuvent être avancées. La première est que ce mot proviendrait de “kamoun” (كمون) qui signifie cumin en arabe, épice commune à la majorité de nos kémias. La segonde. En arabe al-kīmiyā (الكيمياء) signifie chimie. En effet, rien de plus élaborées que nos entrées dans lesquelles nous introduisons un mariage de saveurs avec de nombreuses épices qui exige un dosage savant de chacune d’elle.