La femme dans le judaïsme

 

 

Pour parler de la femme dans le judaïsme, je dois m’appuyer sur les textes sacrés comme la Torah ou plus exactement le Pentateuque qui regroupe les cinq livres : Genèse, Exode, Lévitique  Numéros et Deutéronome, je m’appuierai également sur les Midrashim (commentaires)  et sur la Kabbale. Trois éléments qui représentent le corpus législatif du judaïsme.

Paul, dans les écritures post-mosaïques, que nous appelons les évangiles, tant en Ephésien, Corinthien et Timothée parle de la femme en termes assez dénigrants. En effet, nous voyons en  1 Corinthien 11:3 que la femme a un chef en personne de son mari. En Ephésien 5:22, que les femmes doivent être soumises à leur mari. En Timothée 2:11-12 que la femme doit apprendre en silence et qu’il ne lui est pas permis d’enseigner.

Pourquoi je parle des écritures chrétiennes puisque ce n’est pas le sujet de cette conférence? C’est parce qu’il ne faut pas oublier que Paul était juif et que, comme juif, il reflétait les pensées de son époque et de son entourage.

Les juifs de l’époque de Paul pensaient effectivement qu’en raison la primeur de la création de l’homme, la femme était définitivement inférieure. Ensuite intervient le péché original, ce qui aggrava encore davantage son statut . A cet effet permettez-moi de rappeler que pour les juifs, le péché original n’a rien à voir avec celui du christianisme puisque, l’ordre qui est donné par D-ieu de procréer et de remplir la terre intervient trois fois dans genèse bien avant le péché commis par Adam et Eve. Or, à l’époque la reproduction assistée n’existait pas encore.

La sujétion de la femme est donc alors une affaire universelle. Rappelons-nous qu’un texte vient rarement imposer des normes mais qu’il est le reflet de ce qui se pratique déjà. Paul, met donc par écrit des conceptions déjà existantes. Il n’a rien inventé. Et à partir du moment où un texte intervient, il fixe un mode de penser et laisse croire qu’il en fut toujours ainsi comme il le décrit.

Mais, voyons maintenant ce qui se dit de source juive. Nous allons voir ce que disent nos Sages, nos Maîtres, quelques siècles après, à travers les commentaire de la Torah et en particulier dans Béréchit (Genèse), livre qui traite dans son début de la création du monde et des êtres humains, ce qui nous intéresse  aujourd’hui.

1. La femme dans la Bible

Il y a deux récits de la création de l’Etre humain dans la Bible qui passent pratiquement inaperçus. Ces deux récits sont bien différents. Si l’on considère que la Torah écrite par Moïse est d’inspiration divine, il ne peut y avoir place à aucune erreur ni mauvaise syntaxe.

Si nous étudions bien la Bible, nous voyons que en Genèse I:26-27, D’ieu dit  “Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance”, et ensuite “D’ieu créa l’homme à son image, à son image il le créa, Homme et Femme ont été crées”.

Dans ce premier récit nous comprenons que le premier être créé était un être androgyne. Puisque répétons-le c’est bien le singulier qui est employé : “D-ieu LE créa”.

La Kabbale explique que la partie féminine s’appelait Lilith. Cette femme un jour s’affronte à l’homme et lui explique que puisqu’elle est son égale, il n’y a aucune raison de se trouver en dessous de lui dans l’acte sexuel”. Vous avez bien compris qu’il s’agit d’une métaphore. Ils se disputent donc et Lilith décide de s’enfuir et d’abandonner l’homme.

Ève, donc, ne serait pas la première femme. La première femme était libre, elle décidait de son destin quitte à rester seule.

Dans le second récit  :

Dans le chapitre II:7, nous pouvons lire : “D’ieu forma l’homme, sorti de la terre” et dans le verset 18 , D-ieu dit : “Il n’est pas bien que l’homme soit seul, je lui ferai une aide à ses côtés.” “D’ieu provoqua une torpeur à l’homme, lui prit une de ses cotes et ferma les chairs” “Dieu organisa une femme à partir de la cote et la présenta à l’homme. Et l’homme dit : “Cette fois c’est la chair de ma chair je l’appellerai Isha parce que de Ish elle a été prise” ».

La première chose qui attire notre attention est que ce n’est pas Adam qui demande une compagne mais D-ieu qui se rend compte qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul. Effectivement, nos sages nous disent que bien avant de rencontrer l’homme qui va partager leur vie, les femmes désirent se marier alors que l’ homme n’en voit l’utilité ou la nécessité que lorsqu’il rencontre la femme qui lui est destinée.

La deuxième chose qui attire notre attention, c’est l’expression : “CETTE FOIS”, venant confirmer qu’il y eu au moins une fois antérieure à celle-ci.

La troisième chose que nos sages ont notée est que Isha est nommée avant Ish. Nous savons l’importance que revêt la nomination dans le judaïsme. Pour résumer je dirai que l’existence réelle d’un être débute avec sa nomination et non à partir de sa venue au monde. Nommer donc, Isha avant Ish n’est pas le fruit du hasard.

Tout se déroule comme si, la naissance de l’homme est antérieure à la naissance de la femme mais la conscience de la femme antérieure à celle de l’homme.

Une autre question qui pourrait paraître triviale mais qui se posent sérieusement aux exégètes : Quand dit-on que l’homme fut réveillé de son anesthésie? Nous ne trouvons nulle part mention de ce réveil qui nous donne le droit de penser que l’homme vit encore pris par cette torpeur. Ce sixième sens des femmes dont on parle si souvent n’est pas un sens supplémentaire, c’est simplement une perception plus aigue due à son état d’éveil total dont l’homme serait dépourvu. Nous reviendrons par la suite sur cet état particulier de perception du monde qui est l’apanage des femmes. Une blague circule justement sur le fait que l’homme a engendré dans la torpeur mais qu’aujourd’hui les femmes conçoivent dans cet même état de torpeur, ce qui leur permet de supporter leur mari, mais qu’elles engendrent dans la plénitude de leurs moyens.

Revenons maintenant sur l’argument de Paul qui insiste sur le mot “aide” pour justifier la  hiérarchie. Cependant en hébreu, le mot EZER est employé plusieurs fois dans la Bible pour qualifier D-ieu et il ne viendrait à l’idée de personne de considérer D’ieu inférieur à qui que ce soit. De deux choses l’une, ou Paul comprenant mal l’hébreu ou il était de mauvaise fois, faisant feu de tout bois pour justifier l’inégalité de genre.

Une fois réfutés les deux arguments avancés, qu’en est-il du rôle d’Ève dans le péché original?

Dans Genèse 3:16, le châtiment pour avoir péché est que la passion attirera la femme vers l’homme et qu’il la dominera.

Même si la domination ne serait que la conséquence de l’attraction, il n’en demeure pas moins que la femme est donc dominée en raison de la faute commise.

Si donc, D-ieu avait souhaité un statut égalitaire et que seul le péché est responsable de la hiérarchie entre l’homme et la femme, il doit y avoir un remède possible. Que disent à ce propos les Midrashim ?

2. La femme dans les Midrashim

La différence entre le christianisme et le judaïsme se trouve dans le chemin qui conduit à la rédemption. Pour les chrétiens, le salut passe par le Messie, mais pour les juifs il passe par l’accomplissement des lois, il passe par l’observance des règles divines. Si donc le pardon du péché original passe par le respect des lois c’est que la tâche n’est pas indélébile, il y a remède possible, et ce remède est dans nos mains.

Le Talmud va s’employer tout au long de l’histoire des hébreux, à démontrer que dans la Bible les femmes vont être capables d’inverser cette tendance avec leurs preuves de loyauté et de discernement, justement lorsque les hommes cèderont.

La première grande faute des Hébreux se trouve dans Exode lors de la fabrication du veau d’or. Les femmes ici refuseront de participer en conservant leur bijoux. Si elles ont résisté ce n’est par avarice puisque lors de la construction du Tabernacle elles proposeront cette fois, leurs miroirs en or pour contribuer à sa réalisation mais bel et bien pour ne pas participer au péché d’  ‘avosazarah’ . Depuis, les jours de pleine lune, les femmes sont dispensées de tous travaux ménagers. La malédiction primordiale qui réduisait la femme s’est, grâce à leur refus de participer à l’idolâtrie, transformé en bénédiction.

La deuxième faute grave des Hébreux est la faute des explorateurs. On raconte dans la Bible que le peuple d’Israël a renoncé à la conquête des terres. Et cette fois encore, les femmes n’ont pas voulu se compromettre. De fait, la sanction divine selon laquelle tous ceux qui ont commis ces deux fautes ne pourront pas entrer en Canaan ne concerne pas les femmes, Et quand, plus tard, il s’agira de répartir les terres, Moïse demandera à D-ieu le droit des femmes à partager l’héritage.

Tout, donc, dans les écritures rabbiniques développe le concept que les femmes, si elles prennent leur destin en main, peuvent inverser leur situation de subordination.

Et ne parlons pas d’autres femmes comme la mère de Moïse, la femme de pharaon qui le sauva des eaux, ne parlons pas de Sephora, ou d’Esther qui sauva le peuple juif. La Bible est pleine de ces histoires de femmes dont l’initiative garantira la pérennité du peuple juif.

Autant Sarah, Rifka, Leah comme Rakhel ont fait bien plus qu’accomplir les lois divines. A l’image d’Abraham, elles se sont avancées bien au delà de ce que D-ieu demandait. Elles sont les dignes filles, non pas de Noé qui respectait la loi dans toute sa rigueur, mais elles sont les dignes héritières d’Abraham, l’exemple par excellence de la justice juste. Elles sont à la fois Geburah, (le Din, et la Loi) et Hésed, (la générosité et  la miséricorde). Et de fait, la séphira qui suit Géburah et Hésed est Tiféreth (la beauté), qualité que nous attribuons en général aux femmes.

Chaque fois donc, ces actes de courage sont directement récompensés. Les répercutions de ces actes sont immédiates parce que c’est la femme qui, bien que n’ayant pas péché personnellement participe à la réparation collective. Elle en est l’actrice, l’instigatrice première. 

Dans un Midrash, on dit à propos de la révélation du Sinaï que D-ieu dit à Moïse de demander aux femmes d’Israël si elles acceptent la Loi. « Il convient de les solliciter parce que », dit le Midrash, “c’est la coutume des hommes de suivre l’initiative des femmes”. D-ieu veut l’opinion des femmes parce que “Ses lois ne valent que si les femmes les acceptent. Ce n’est pas en les soumettant mais en leur donnant la primeur que D’ieu et les hommes peuvent compter sur leur fidélité”.

Que dit la Kabbale, qui est l’œuvre de sages pourtant immergés dans l’océan de la discrimination de genre que représentait l’Espagne médiévale ?

3. La femme dans la Kabbale

La kabbale est l’œuvre mystique du judaïsme. Elle fonctionne souvent à l’aide de paraboles, une figure de rhétorique consistant en une courte histoire et qui facilite la compréhension des textes et la mémorisation des concepts.

Une de ces paraboles kabbalistiques nous raconte l’histoire de la lune et du soleil.

A l’origine D-ieu avait fabriquer deux astres : la lune et le soleil qui brillaient du même éclat. La lune avait observé à D-ieu que deux rois ne pouvaient porter la même couronne. D’ieu lui répondit : “non, tu as raison, fais-toi donc plus petite.” La lune proteste disant qu’elle a fait une remarque censée. D’ieu lui demande de consentir en lui disant que le soleil brillerait de jour et la lune brillerait de jour comme de nuit. La lune lui demande quel en serait l’intérêt. “A quoi peut bien servir une petite lampe en plein jour?”.  D’ieu lui demande de consentir et lui dit  “grâce à toi le peuple d’Israël pourra compter les jours et les fêtes” (c’est à cela que nous devons un calendrier hébraïque à la fois lunaire et solaire). Mais la lune demande “le concours du soleil ne servira-t-il pas pour compter les saisons?”. D’ieu lui répondit “ le nom des justes évoquera le tien” (cf Yaakov Samuel David sont appelé “Katan”. Mais comme la lune n’était pas convaincue D-ieu ordonna aux hommes de présenter un service expiatoire de Sa part parce qu’Il avait réduit la dimension de la Lune. Le sacrifice du bouc est important pour cela car il s’agit d’un sacrifice particulier quil expie l’acte injuste de D-ieu.

La hiérarchie entre le masculin et le féminin ne s’explique donc pas autrement dans la Kabbale que par une décision injuste de D-ieu qui dû prendre cette décision pour éviter d’éventuel conflit qui pourrait surgir d’une égalité totale.

D-ieu reconnaît donc cette injustice, Il faut donc oeuvrer de façon à rétablir cette égalité primordiale. De là naît l’idée de créer les conditions nécessaires à cette égalité.

Dans Isaïe nous pouvons lire  “Dans les temps futurs, la lune brillera de la même splendeur que le soleil”.

Un kabbaliste catalan du 13ème siècle dit : “Dans le septième millénaire, quand l’obscurité sera comme la lumière, quand la lune brillera comme le soleil, il sera nécessaire d’allumer les bougies du shabbat parce qu’elles provoquent la paix”.

Il y deux façons de comprendre ce paragraphe:

- D’une part, quand les temps seront incertains, la protection de tous les humains sera dans les mains des femmes puisque ce sont elles qui ont en charge l’allumage des feux de shabbat.

- D’autre part, la cérémonie d’allumage des feux du shabbat est importante parce que la femme allume deux bougies de la même taille, brillant du même éclat, rappelant ainsi l’égalité primordiale. Cette égalité retrouvée serait donc, dans cette deuxième analyse la condition nécessaire à la protection des êtres humains.

Un autre Kabbaliste italien (Ruben Sarfati) du 14ème siècle, commente le même texte et dit : “quand la couronne (keter) s’élèvera jusqu’au niveau de la première association, les deux rois feront usage de la même couronne, et la femme ne sera plus soumise”.

Nous voyons dans la Kabbale que l’égalité n’est prévue que pour les temps messianiques.

La question est donc de savoir si nous devons attendre les temps messianiques pour recouvrir notre dignité?

La réponse est Non, évidemment, et nos rabbins nous disent que de la même manière que nous n’avons pas attendu le Messie pour reconquérir la terre que D-ieu nous a donné à travers d’Abraham, Isaac et Yaakov, la femme peut créer les conditions favorables à la reconquête de son statut avant la fin du monde, avant l’arrivée du Messie.

La Kabbale explique également pourquoi les femmes sont dispensées des trois prières quotidiennes. La Kabbale nous dit que la femme porte en elle le passage du temps, elle-même effectue, comme la lune un cycle de 28 jours. Elle n’a donc pas besoin de rythmer son existence avec les prières comme le fait l’homme.

La Kabbale prévient aussi les hommes et leur dit : “Ne fais pleurer une femme parce que D-ieu compte ses larmes”. La menace est double, d’abord que les hommes ne peuvent blesser une femme sans encourir le châtiment de D-ieu. Deuxièmement que D-ieu mesure la situation du monde à travers la valorisation que les femmes en font. Parce qu’elles ont une meilleure perception du monde, et seulement pour cela, elles pleureraient davantage que les hommes.

J’aimerai également avant d’entamer la partie pratique de cet exposé, terminer les citations kabbalistiques par un extrait du Sefer HaZohar:

La femme n’a pas été créée du pied d’Adam pour être piétinée, elle n’a pas été créée de sa tête pour lui être supérieure, mais de sa côte pour être son égale, sous son bras pour être protégée, près de son coeur pour être aimée”.

4.  Application

Qu’en est-il maintenant de la réalité, qu’en  est-il de la vie pratique, de la vie réelle de la femme juive?

Le juif en général est doté d’un extraordinaire mimétisme, ainsi la femme juive espagnole vit de la même façon sa féminité que la femme espagnole. Aujourd’hui avec la globalisation, les femmes occidentales vivent toutes de la même manière, mais il n’en a pas toujours été ainsi. En effet la femme juive d’Algérie des années 60 ne vivait pas comme la femme française de la même époque. La première était reléguée aux tâches ménagères quand la seconde préparait la révolution en Europe. Si donc aujourd’hui la femme juive se comporte comme n’importe quelle autre femme du pays dans lequel elle vit, il nous reste à voire ce qu’il en sur sa terre,  en Israël.

Je ne comparerai évidemment pas les résultats obtenus par Israël avec les pays alentours comme il est de coutume de le faire pour les pays européens puisque, nous le savons, il s’agit de la seule démocratie du moyen orient. Je comparerai donc les résultats avec les pays occidentaux.

En 2007, le Forum Economique Mondial publiait des statistiques sur l’égalité homme/femme dans 115 pays. Israël se situe en 35ème position, bien avant la France et l’Italie. Cependant il faut réviser  les chiffres à la hausse, puisque dans la population israélienne nous comptons 20% de musulmans. Si nous centrons nos recherches sur la stricte population juive israélienne, l’Etat d’Israël arrive en 8ème position, juste après les pays nordiques.

Selon les chiffres que nous pouvons voir sur le tableau, 68 % des universitaires, et 54 % des professions libérales sont des femmes. Dans ce cas précis, Israël se situe dans les premières positions. Cependant, il reste beaucoup à faire parce que l’égalité n’est pas la parité comme les organisateurs du Forum veulent nous laisser croire. Car si 68 % des universitaires sont des femmes on devrait retrouver le même pourcentage dans tous les secteurs professionnels y compris dans la politique, secteur dans lequel la représentation féminine oscille entre 14 et 17%.

Selon le même organisme, Israël est une des économies les plus compétitives du monde devant le Canada et l’Espagne, elle est la 1ère mondiale en disponibilité et qualité des talents scientifiques, 22ème pour la disponibilité des capitaux à risque et 7ème pour l’innovation. Ces chiffres nous paraissent formidables, et ils le sont si en plus nous parlons d’un pays qui doit faire face à un effort de guerre depuis plus de 60 ans.

Personnellement, je pense que l’extraordinaire opportunité qui est donnée aux femmes dans la vie active du pays n’est pas étrangère à la réussite économique de cet État.

Prions le Ciel pour que la guerre de l’égalité des sexes soit la seule que nos Soeurs Israéliennes doivent mener. Pour l’heure, puisque cette guerre comme l’autre ont pour but d’assurer simplement le droit à l’existence, je suis persuadée qu’ensemble, hommes et femmes, nous les gagneront. Nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons continuer à vivre comme femmes libres, et comme juives libres.

J’ai dit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genèse I: 26-27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Genèse II : 7

 

 

 

 


Genesis II : 18

 

 

 


Genèse II : 21-22-23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Genesis III : 16

 

 

 

 

 

 


Isaias XXX : 26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


The Global Gender Gap 2006 Rankings

Country

Overall Ranking

Overall Score (0 to 1 scale, 0=inequality, 1=equality)

Economic participation and opportunity ranking

Educational attainment ranking

Political empowerment ranking

Health and survival ranking

Sweden

1

0,8133

9

22

1

70

Norway

2

0,7994

11

14

2

61

Finland

3

0,7958

8

17

3

1

Iceland

4

0,7813

17

49

4

92

Germany

5

0,7524

32

31

6

36

Philippines

6

0,7516

4

1

16

1

New Zealand

7

0,7509

14

16

11

69

Denmark

8

0,7462

19

1

13

76

United Kingdom

9

0,7365

37

1

12

63

Ireland

10

0,7335

47

1

9

81

Spain

11

0,7319

85

37

5

71

Netherlands

12

0,7250

51

73

10

67

Sri Lanka

13

0,7199

84

52

7

1

Canada

14

0,7165

10

21

33

51

Australia

15

0,7163

12

1

32

57

South Africa

18

0,7125

79

41

8

59

Latvia

19

0,7090

20

86

21

1

Colombia

21

0,7049

39

13

27

1

United States

22

0,7042

3

65

66

1

Switzerland

25

0,6997

18

78

34

35

Austria

26

0,6986

81

67

14

1

Macedonia

27

0,6982

31

63

28

101

Estonia

28

0,6944

27

15

51

36

Portugal

32

0,6922

33

56

40

71

Belgium

33

0,6906

54

84

19

1

Israel

35

0,6889

46

35

36

83

Bulgaria

37

0,6870

58

55

30

36

Argentina

41

0,6829

82

28

23

1

Romania

46

0,6797

30

42

79

36

Ukraine

47

0,6797

24

24

97

1

Russian Federation

49

0,6770

22

18

108

36

Hungary

55

0,6698

48

48

82

36

Luxembourg

56

0,6671

76

1

44

71

Venezuela

57

0,6664

66

61

57

71

China

63

0,6560

53

77

52

114

Brazil

67

0,6543

63

72

86

1

Greece

69

0,6540

70

45

87

53

France

70

0,6520

88

1

60

1

Kenya*

73

0,6485

40

88

93

96

Honduras

74

0,6483

99

1

42

1

Mexico

75

0,6462

98

44

45

1

Italy

77

0,6456

87

26

72

77

Chile

78

0,6455

90

68

56

1

Japan

79

0,6447

83

59

83

1

Bolivia

87

0,6335

77

89

71

79

Tunisia

90

0,6288

97

76

53

98

Korea, Rep.

92

0,6157

96

81

84

94

Jordan

93

0,6109

105

69

100

62

Algeria

97

0,6018

103

83

98

78

India

98

0,6010

110

102

20

103

Ethiopia

100

0,5945

74

108

61

87

United Arab Emirates

101

0,5919

109

60

112

100

Cameroon

103

0,5865

94

101

85

97

Turkey

105

0,5850

106

92

96

85

Mauritania

106

0,5833

93

103

106

1

Morocco

107

0,5826

102

99

92

90

Iran

108

0,5802

113

79

109

52

Egypt

109

0,5785

108

90

111

66

Pakistan

112

0,5433

112

110

37

112

Chad

113

0,5246

65

115

91

56

Saudi Arabia

114

0,5241

115

93

115

54

Yemen

115

0,4762

114

112

113

48

 

 

 

 

Israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Index 2006

 

Rank

Score

 

 

 

 

 

 

 

 

35

0,689

 

 

 

 

 

 

 

 

0,00 = Inequality 1,00= Equality

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Economy

0,70

 

 

 

 

 

 

 

 

Education

1,08

 

 

 

 

 

 

 

 

Politics

0,16

 

 

 

 

 

 

 

 

Health

0,99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Subindexes

Rank

Score

Simple

Female

Male

Female to

 

 

 

 

 

 

average

 

 

male ratio

Female to male ratio

 

Ecomomic Participation and Opportunity

46

0,641

0,586

 

 

 

 

 

 

 

Labour force participation

 

15

0,85

0,69

49%

51%

0,85

1,17

 

Wage equality for similar work

 

87

0,54

0,64

 

 

0,54

0,41

 

Income (PPP US$)

 

53

0,55

0,52

14.159

25.969

0,55

0,55

 

Legislators, senior officials, and managers

42

0,41

0,37

29%

71%

0,41

0,54

 

Professional and technical workers

 

1

1,00

0,79

54%

46%

1,17

0,85

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Education Attainment

 

35

0,995

0,939

 

 

 

 

 

Literacy Rate

 

60

0,97

0,91

49%

51%

0,97

1,33

 

Enrolment in primary education

 

1

1,00

0,97

50%

50%

1,01

1

 

Enrolment in secondary education

 

1

1,00

0,94

50%

50%

1,00

1,01

 

Enrolment in tercery education

 

1

1,00

0,86

68%

32%

1,33

0,97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Health and Survival

 

83

0,969

0,973

 

 

 

 

 

Sex ratio at birth (female/male)

 

1

0,97

0,91

49%

51%

0,97

1,01

 

Healthy life expectancy (years)

 

90

1,00

0,97

50%

50%

1,01

0,97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Political Empowerment

 

36

0,15

0,138

 

 

 

 

 

Women in parliament

 

61

0,17

0,22

14%

86%

0,17

0,11

 

Women in ministerial positions

 

39

0,20

0,21

17%

83%

0,20

0,2

 

Years with female head of state (last 50)

13

0,11

0,04

5

45

0,11

0,17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Additional Data

 

 

 

 

Key Indicators

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contraceptive prevalence, married women

68%

 

Total Popul. (millions) 2006

6,7

 

Female teachers, primary

 

 

85%

 

Population growth

 

1,20%

 

Femal teachers, secondary

 

 

71%

 

Age of mariage for women

25

 

Femal adult unemployed rate

 

 

11%

 

Fertility rate For 1 woman

2,7

 

Femal genital mutilation

 

 

0,02%

 

Infant mortality rate per 1,000

4

 

Polygamy

 

 

0,15%

 

Maternal mortality rate per 100,000

17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 péché original?

 

Dans Genèse III:16, le châtiment pour avoir péché est que la passion attirera la femme vers l’homme et qu’il la dominera.

 

Même si la domination ne serait que la conséquence de l’attraction, il n’en demeure pas moins que la femme est donc dominée en raison de la faute commise.

 

Si donc, D-ieu avait souhaité un statut égalitaire et que seul le péché est responsable de la hiérarchie entre l’homme et la femme, il doit y avoir un remède possible. Que disent à ce propos les Midrashim ?

 

II. La femme dans les Midrashim

 

La différence entre le christianisme et le judaïsme se trouve dans le chemin qui conduit à la rédemption. Pour les chrétiens, le salut passe par le Messie, mais pour les juifs il passe par l’accomplissement des lois, il passe par l’observance des règles divines. Si donc le pardon du péché original passe par le respect des lois c’est que la tâche n’est pas indélébile, il y a remède possible, et ce remède est dans nos mains.

 

Le Talmud va s’employer tout au long de l’histoire des hébreux, à démontrer que dans la Bible les femmes vont être capables d’inverser cette tendance avec leurs preuves de loyauté et de discernement, justement lorsque les hommes cèderont.

 

La première grande faute des Hébreux se trouve dans Exode lors de la fabrication du veau d’or. Les femmes ici refuseront de participer en conservant leur bijoux. Si elles ont résisté ce n’est par avarice puisque lors de la construction du Tabernacle elles proposeront cette fois, leurs miroirs en or pour contribuer à sa réalisation mais bel et bien pour ne pas participer au péché d’ »avosazarah ». Depuis, les jours de pleine lune, les femmes sont dispensées de tous travaux ménagers. La malédiction primordiale qui réduisait la femme s’est, grâce à leur refus de participer à l’idolâtrie, transformé en bénédiction.

 

La deuxième faute grave des Hébreux est la faute des explorateurs. On raconte dans la Bible que le peuple d’Israël a renoncé à la conquête des terres. Et cette fois encore, les femmes n’ont pas voulu se compromettre. De fait, la sanction divine selon laquelle tous ceux qui ont commis ces deux fautes ne pourront pas entrer en Canaan ne concerne pas les femmes, Et quand, plus tard, il s’agira de répartir les terres, Moïse demandera à D-ieu le droit des femmes à partager l’héritage.

 

Tout, donc, dans les écritures rabbiniques développe le concept que les femmes, si elles prennent leur destin en main, peuvent inverser leur situation de subordination.

 

Et ne parlons pas d’autres femmes comme la mère de Moïse, la femme de pharaon qui le sauva des eaux, ne parlons pas de Sephora, ou d’Esther qui sauva le peuple juif. La Bible est pleine de ces histoires de femmes dont l’initiative garantira la pérennité du peuple juif.

 

Autant Sarah, Rifka, Leah comme Rakhel ont fait bien plus qu’accomplir les lois divines. A l’image d’Abraham, elles se sont avancées bien au delà de ce que D-ieu demandait. Elles sont les dignes filles, non pas de Noé qui respectait la loi dans toute sa rigueur, mais elles sont les dignes héritières d’Abraham, l’exemple par excellence de la justice juste. Elles sont à la fois Geburah, (le Din, et la Loi) et Hésed, (la générosité et  la miséricorde). Et de fait, la sephira qui suit Geburah et Hesed est Tifereth (la beauté), qualité que nous attribuons en général aux femmes.

 

Chaque fois donc, ces actes de courage sont directement récompensés. Les répercutions de ces actes sont immédiates parce que c’est la femme qui, bien que n’ayant pas péché personnellement participe à la réparation collective. Elle en est l’actrice, l’instigatrice première. 

 

Dans un Midrash, on dit à propos de la révélation du Sinaï que D-ieu dit à Moïse de demander aux femmes d’Israël si elles acceptent la Loi. « Il convient de les solliciter parce que », dit le Midrash, “c’est la coutume des hommes de suivre l’initiative des femmes”. D-ieu veut l’opinion des femmes parce que “Ses lois ne valent que si les femmes les acceptent. Ce n’est pas en les soumettant mais en leur donnant la primeur que D’ieu et les hommes peuvent compter sur leur fidélité”.

 

Que dit la Kabbale, qui est l’œuvre de sages pourtant immergés dans l’océan de la discrimination de genre que représentait l’Espagne médiévale ?

 

III. La femme dans la Kabbale

 

La kabbale est l’œuvre mystique du judaïsme. Elle fonctionne souvent à l’aide de paraboles, une figure de rhétorique consistant en une courte histoire et qui facilite la compréhension des textes et la mémorisation des concepts.

 

Une de ces paraboles kabbalistiques nous raconte l’histoire de la lune et du soleil.

 

A l’origine D-ieu avait fabriquer deux astres : la lune et le soleil qui brillaient du même éclat. La lune avait observé à D’ieu que deux rois ne pouvaientporter la même couronne. D’ieu lui répondit : “non, tu as raison, fais-toi donc plus petite.” La lune proteste disant qu’elle a fait une remarque censée. D’ieu lui demande de consentir en lui disant que le soleil brillerait de jour et la lune brillerait de jour comme de nuit. La lune lui demande quel en serait l’intérêt. “A quoi peut bien servir une petite lampe en plein jour?”.  D’ieu lui demande de consentir et lui dit  “grâce à toi le peuple d’Israël pourra compter les jours et les fêtes” (c’est à cela que nous devons un calendrier hébraïque à la fois lunaire et solaire). Mais la lune demande “le concours du soleil ne servira-t-il pas pour compter les saisons?”. D’ieu lui répondit “ le nom des justes évoquera le tien” (cf Yaakov Samuel David sont appelé “Katan”. Mais comme la lune n’était pas convaincue D’ieu ordonna aux hommes de présenter un service expiatoire de Sa part parce qu’Il avait réduit la dimension de la Lune. Le sacrifice du bouc est important pour cela car il s’agit d’un sacrifice particulier quil expie l’acte injuste de D’ieu.

 

La hiérarchie entre le masculin et le féminin ne s’explique donc pas autrement dans la Kabbale que par une décision injuste de D-ieu qui dû prendre cette décision pour éviter d’éventuel conflit qui pourrait surgir d’une égalité totale.

D’ieu reconnaît donc cette injustice, Il faut donc oeuvrer de façon à rétablir cette égalité primordiale. De là naît l’idée de créer les conditions nécessaires à cette égalité.

 

Dans Isaïe nous pouvons lire  “Dans les temps futurs, la lune brillera de la même splendeur que le soleil”.

Un kabbaliste catalan du 13ème siècle dit : “Dans le septième millénaire, quand l’obscurité sera comme la lumière, quand la lune brillera comme le soleil, il sera nécessaire d’allumer les bougies du shabbat parce qu’elles provoquent la paix”.

 

Il y deux façons de comprendre ce paragraphe:

- D’une part, quand les temps seront incertains, la protection de tous les humains sera dans les mains des femmes puisque ce sont elles qui ont en charge l’allumage des feux de shabbat.

- D’autre part, la cérémonie d’allumage des feux du shabbat est importante parce que la femme allume deux bougies de la même taille, brillant du même éclat, rappelant ainsi l’égalité primordiale. Cette égalité retrouvée serait donc, dans cette deuxième analyse la condition nécessaire à la protection des êtres humains.

 

Un autre Kabbaliste italien (Ruben Sarfati) du 14ème siècle, commente le même texte et dit : “quand la couronne (keter) s’élèvera jusqu’au niveau de la première association, les deux rois feront usage de la même couronne, et la femme ne sera plus soumise”.

 

Nous voyons dans la Kabbale que l’égalité n’est prévue que pour les temps messianiques.

 

La question est donc de savoir si nous devons attendre les temps messianiques pour recouvrir notre dignité?

La réponse est Non, évidemment, et nos rabbins nous disent que de la même manière que nous n’avons pas attendu le Messie pour reconquérir la terre que D-ieu nous a donné à travers d’Abraham, Isaac et Yaakov, la femme peut créer les conditions favorables à la reconquête de son statut avant la fin du monde, avant l’arrivée du Messie.

 

La Kabbale explique également pourquoi les femmes sont dispensées des trois prières quotidiennes. La Kabbale nous dit que la femme porte en elle le passage du temps, elle-même effectue, comme la lune un cycle de 28 jours. Elle n’a donc pas besoin de rythmer son existence avec les prières comme le fait l’homme.

 

La Kabbale prévient aussi les hommes et leur dit : “Ne fais pleurer une femme parce que D-ieu compte ses larmes”. La menace est double, d’abord que les hommes ne peuvent blesser une femme sans encourir le châtiment de D-ieu. Deuxièmement que D-ieu mesure la situation du monde à travers la valorisation que les femmes en font. Parce qu’elles ont une meilleure perception du monde, et seulement pour cela, elles pleureraient davantage que les hommes.

 

J’aimerai également avant d’entamer la partie pratique de cet exposé, terminer les citations kabbalistiques par un extrait du Sefer HaZohar:

La femme n’a pas été créée du pied d’Adam pour être piétinée, elle n’a pas été créée de sa tête pour lui être supérieure, mais de sa côte pour être son égale, sous son bras pour être protégée, près de son coeur pour être aimée”.

 

IV.  Application

 

Qu’en est-il maintenant de la réalité, qu’en  est-il de la vie pratique, de la vie réelle de la femme juive.

 

Le juif en général est doté d’un extraordinaire mimétisme, ainsi la femme juive espagnole vit de la même façon sa féminité que la femme espagnole. Aujourd’hui avec la globalisation, les femmes occidentales vivent toutes de la même manière, mais il n’en a pas toujours été ainsi. En effet la femme juive d’Algérie des années 60 ne vivait pas comme la femme française de la même époque. La première était reléguée aux tâches ménagères quand la seconde préparait la révolution en Europe. Si donc aujourd’hui la femme juive se comporte comme n’importe quelle autre femme du pays dans lequel elle vit, il nous reste à voire ce qu’il en sur sa terre,  en Israël.

 

Je ne comparerai évidemment pas les résultats obtenus par Israël avec les pays alentours comme il est de coutume de le faire pour les pays européens puisque, nous le savons, il s’agit de la seule démocratie du moyen orient. Je comparerai donc les résultats avec les pays occidentaux.

 

En 2007, le Forum Economique Mondial publiait des statistiques sur l’égalité homme/femme dans 115 pays. Israël se situe en 35ème position, bien avant la France et l’Italie. Cependant il faut réviser  les chiffres à la hausse, puisque dans la population israélienne nous comptons 20% de musulmans. Si nous centrons nos recherches sur la stricte population juive israélienne, l’Etat d’Israël arrive en 8ème position, juste après les pays nordiques.

 

Selon les chiffres que nous pouvons voir sur le tableau, 68 % des universitaires, et 54 % des professions libérales sont des femmes. Dans ce cas précis, Israël se situe dans les premières positions. Cependant, il reste beaucoup à faire parce que l’égalité n’est pas la parité comme les organisateurs du Forum veulent nous laisser croire. Car si 68 % des universitaires sont des femmes on devrait retrouver le même pourcentage dans tous les secteurs professionnels y compris dans la politique, secteur dans lequel la représentation féminine oscille entre 14 et 17%.

 

Selon le même organisme, Israël est une des économies les plus compétitives du monde devant le Canada et l’Espagne, elle est la 1ère mondiale en disponibilité et qualité des talents scientifiques, 22ème pour la disponibilité des capitaux à risque et 7ème pour l’innovation. Ces chiffres nous paraissent formidables, et ils le sont si en plus nous parlons d’un pays qui doit faire face à un effort de guerre depuis plus de 60 ans.

 

Personnellement, je pense que l’extraordinaire opportunité qui est donnée aux femmes dans la vie active du pays n’est pas étrangère à la réussite économique de cet Etat.

 

Prions le Ciel pour que la guerre de l’égalité des sexes soit la seule que nos Soeurs Israéliennes doivent mener. Pour l’heure, puisque cette guerre comme l’autre ont pour but d’assurer simplement le droit à l’existence, je suis persuadée qu’ensemble, hommes et femmes, nous les gagneront. Nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons continuer à vivre comme femmes libres, et comme juifs libres.

 

J’ai dit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Genèse I: 26-27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Genèse II : 7

 

 

 

 


Genesis II : 18

 

 

 


Genèse II : 21-22-23

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Genesis III : 16

 

 

 

 

 

 


Isaias XXX : 26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


The Global Gender Gap 2006 Rankings

Country

Overall Ranking

Overall Score (0 to 1 scale, 0=inequality, 1=equality)

Economic participation and opportunity ranking

Educational attainment ranking

Political empowerment ranking

Health and survival ranking

Sweden

1

0,8133

9

22

1

70

Norway

2

0,7994

11

14

2

61

Finland

3

0,7958

8

17

3

1

Iceland

4

0,7813

17

49

4

92

Germany

5

0,7524

32

31

6

36

Philippines

6

0,7516

4

1

16

1

New Zealand

7

0,7509

14

16

11

69

Denmark

8

0,7462

19

1

13

76

United Kingdom

9

0,7365

37

1

12

63

Ireland

10

0,7335

47

1

9

81

Spain

11

0,7319

85

37

5

71

Netherlands

12

0,7250

51

73

10

67

Sri Lanka

13

0,7199

84

52

7

1

Canada

14

0,7165

10

21

33

51

Australia

15

0,7163

12

1

32

57

South Africa

18

0,7125

79

41

8

59

Latvia

19

0,7090

20

86

21

1

Colombia

21

0,7049

39

13

27

1

United States

22

0,7042

3

65

66

1

Switzerland

25

0,6997

18

78

34

35

Austria

26

0,6986

81

67

14

1

Macedonia

27

0,6982

31

63

28

101

Estonia

28

0,6944

27

15

51

36

Portugal

32

0,6922

33

56

40

71

Belgium

33

0,6906

54

84

19

1

Israel

35

0,6889

46

35

36

83

Bulgaria

37

0,6870

58

55

30

36

Argentina

41

0,6829

82

28

23

1

Romania

46

0,6797

30

42

79

36

Ukraine

47

0,6797

24

24

97

1

Russian Federation

49

0,6770

22

18

108

36

Hungary

55

0,6698

48

48

82

36

Luxembourg

56

0,6671

76

1

44

71

Venezuela

57

0,6664

66

61

57

71

China

63

0,6560

53

77

52

114

Brazil

67

0,6543

63

72

86

1

Greece

69

0,6540

70

45

87

53

France

70

0,6520

88

1

60

1

Kenya*

73

0,6485

40

88

93

96

Honduras

74

0,6483

99

1

42

1

Mexico

75

0,6462

98

44

45

1

Italy

77

0,6456

87

26

72

77

Chile

78

0,6455

90

68

56

1

Japan

79

0,6447

83

59

83

1

Bolivia

87

0,6335

77

89

71

79

Tunisia

90

0,6288

97

76

53

98

Korea, Rep.

92

0,6157

96

81

84

94

Jordan

93

0,6109

105

69

100

62

Algeria

97

0,6018

103

83

98

78

India

98

0,6010

110

102

20

103

Ethiopia

100

0,5945

74

108

61

87

United Arab Emirates

101

0,5919

109

60

112

100

Cameroon

103

0,5865

94

101

85

97

Turkey

105

0,5850

106

92

96

85

Mauritania

106

0,5833

93

103

106

1

Morocco

107

0,5826

102

99

92

90

Iran

108

0,5802

113

79

109

52

Egypt

109

0,5785

108

90

111

66

Pakistan

112

0,5433

112

110

37

112

Chad

113

0,5246

65

115

91

56

Saudi Arabia

114

0,5241

115

93

115

54

Yemen

115

0,4762

114

112

113

48

 

 

 

 

Israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Index 2006

 

Rank

Score

 

 

 

 

 

 

 

 

35

0,689

 

 

 

 

 

 

 

 

0,00 = Inequality 1,00= Equality

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Economy

0,70

 

 

 

 

 

 

 

 

Education

1,08

 

 

 

 

 

 

 

 

Politics

0,16

 

 

 

 

 

 

 

 

Health

0,99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Subindexes

Rank

Score

Simple

Female

Male

Female to

 

 

 

 

 

 

average

 

 

male ratio

Female to male ratio

 

Ecomomic Participation and Opportunity

46

0,641

0,586

 

 

 

 

 

 

 

Labour force participation

 

15

0,85

0,69

49%

51%

0,85

1,17

 

Wage equality for similar work

 

87

0,54

0,64

 

 

0,54

0,41

 

Income (PPP US$)

 

53

0,55

0,52

14.159

25.969

0,55

0,55

 

Legislators, senior officials, and managers

42

0,41

0,37

29%

71%

0,41

0,54

 

Professional and technical workers

 

1

1,00

0,79

54%

46%

1,17

0,85

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Education Attainment

 

35

0,995

0,939

 

 

 

 

 

Literacy Rate

 

60

0,97

0,91

49%

51%

0,97

1,33

 

Enrolment in primary education

 

1

1,00

0,97

50%

50%

1,01

1

 

Enrolment in secondary education

 

1

1,00

0,94

50%

50%

1,00

1,01

 

Enrolment in tercery education

 

1

1,00

0,86

68%

32%

1,33

0,97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Health and Survival

 

83

0,969

0,973

 

 

 

 

 

Sex ratio at birth (female/male)

 

1

0,97

0,91

49%

51%

0,97

1,01

 

Healthy life expectancy (years)

 

90

1,00

0,97

50%

50%

1,01

0,97

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Political Empowerment

 

36

0,15

0,138

 

 

 

 

 

Women in parliament

 

61

0,17

0,22

14%

86%

0,17

0,11

 

Women in ministerial positions

 

39

0,20

0,21

17%

83%

0,20

0,2

 

Years with female head of state (last 50)

13

0,11

0,04

5

45

0,11

0,17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Additional Data

 

 

 

 

Key Indicators

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contraceptive prevalence, married women

68%

 

Total Popul. (millions) 2006

6,7

 

Female teachers, primary

 

 

85%

 

Population growth

 

1,20%

 

Femal teachers, secondary

 

 

71%

 

Age of mariage for women

25

 

Femal adult unemployed rate

 

 

11%

 

Fertility rate For 1 woman

2,7

 

Femal genital mutilation

 

 

0,02%

 

Infant mortality rate per 1,000

4

 

Polygamy

 

 

0,15%

 

Maternal mortality rate per 100,000

17

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

articles

1. REFERENCES BIBLIQUES

 

Genèse 1: 26-27

 

 

 

 

 

 

 

26 Donc D-ieu dit: "Faisons l’homme à notre iamge, à notre  ressemblance, et qu’il domine sur toutes les espèces de la mer; les oiseaux du ciel, …, sur toute la terre, et sur tous les êtres qui se meuvent sur la terre" 27 D-ieu le crea à son image; à son image il le créa, homme et femme ils furent crées.

 

Genèse 2 : 7

 

 

 

 

D-ieu forma l’homme de la terre, il fit pénétrer le souffle de vie dans ses narines, et l’homme devint un être vivant.


Genèse 2 : 18

 

 

 

D-ieu dit: "Il n’est pas bon que l’homme reste seul; Je lui donnerai une  aide à ses côtés”.


Genèse 2 : 21-22-23

 

 

 

 

 

 

 

21 D-ieu fit que sur l’homme tomba une torpeur; il s’endormit; D-ieu prit un de ses côtes et forma un tissus de chair à sa place. 22 D-ieu forma en femme la côte qu’Il avait prise de l’homme et la présenta. 23 Et Adam dit: "Cette fois, c’est un os de mes os et la chair de ma chair, celle-ci sera appelée Isha (femme), parce que celle-ci de Ish (Homme)elle a été prise".

 

Isaï 30 : 26

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26 La lumière de la lune brillera de la même intensité que le soleil, …

Conférence donnée en janvier 2007

2. PUBLICATION DU ‘GENDER GAP INDEX’ PAR LE FORUM ECONOMIQUE MONDIAL

NOTES

Envoyez-nous vos articles : webmaster@amram.tw

 

Réalisé par Valérie Amram d’Onofrio et Tarek  Ben Ameur

 

 

The Global Gender Gap 2006 Rankings

Country

Overall Ranking

Overall Score (0 to 1 scale, 0=inequality, 1=equality)

Economic participation and opportunity ranking

Educational attainment ranking

Political empowerment ranking

Health and survival ranking

Sweden

1

0,8133

9

22

1

70

Norway

2

0,7994

11

14

2

61

Finland

3

0,7958

8

17

3

1

Iceland

4

0,7813

17

49

4

92

Germany

5

0,7524

32

31

6

36

Philippines

6

0,7516

4

1

16

1

New Zealand

7

0,7509

14

16

11

69

Denmark

8

0,7462

19

1

13

76

United Kingdom

9

0,7365

37

1

12

63

Ireland

10

0,7335

47

1

9

81

Spain

11

0,7319

85

37

5

71

Netherlands

12

0,7250

51

73

10

67

Sri Lanka

13

0,7199

84

52

7

1

Canada

14

0,7165

10

21

33

51

Australia

15

0,7163

12

1

32

57

South Africa

18

0,7125

79

41

8

59

Latvia

19

0,7090

20

86

21

1

Colombia

21

0,7049

39

13

27

1

United States

22

0,7042

3

65

66

1

Switzerland

25

0,6997

18

78

34

35

Austria

26

0,6986

81

67

14

1

Macedonia

27

0,6982

31

63

28

101

Estonia

28

0,6944

27

15

51

36

Portugal

32

0,6922

33

56

40

71

Belgium

33

0,6906

54

84

19

1

Israel

35

0,6889

46

35

36

83

Bulgaria

37

0,6870

58

55

30

36

Argentina

41

0,6829

82

28

23

1

Romania

46

0,6797

30

42

79

36

Ukraine

47

0,6797

24

24

97

1

Russian Federation

49

0,6770

22

18

108

36

Hungary

55

0,6698

48

48

82

36

Luxembourg

56

0,6671

76

1

44

71

Venezuela

57

0,6664

66

61

57

71

China

63

0,6560

53

77

52

114

Brazil

67

0,6543

63

72

86

1

Greece

69

0,6540

70

45

87

53

France

70

0,6520

88

1

60

1

Kenya*

73

0,6485

40

88

93

96

Honduras

74

0,6483

99

1

42

1

Mexico

75

0,6462

98

44

45

1

Italy

77

0,6456

87

26

72

77

Chile

78

0,6455

90

68

56

1

Japan

79

0,6447

83

59

83

1

Bolivia

87

0,6335

77

89

71

79

Tunisia

90

0,6288

97

76

53

98

Korea, Rep.

92

0,6157

96

81

84

94

Jordan

93

0,6109

105

69

100

62

Algeria

97

0,6018

103

83

98

78

India

98

0,6010

110

102

20

103

Ethiopia

100

0,5945

74

108

61

87

United Arab Emirates

101

0,5919

109

60

112

100

Cameroon

103

0,5865

94

101

85

97

Turkey

105

0,5850

106

92

96

85

Mauritania

106

0,5833

93

103

106

1

Morocco

107

0,5826

102

99

92

90

Iran

108

0,5802

113

79

109

52

Egypt

109

0,5785

108

90

111

66

Pakistan

112

0,5433

112

110

37

112

Chad

113

0,5246

65

115

91

56

Saudi Arabia

114

0,5241

115

93

115

54

Yemen

115

0,4762

114

112

113

48

Israel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Index 2006

 

Rank

Score

 

 

 

 

 

 

35

0,689

 

 

 

 

 

 

0,00 = Inequality 1,00= Equality

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Economy

 

 

0,70

 

 

 

 

Education

 

 

1,08

 

 

 

 

Politics

 

 

0,16

 

 

 

 

Health

 

 

0,99

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gender Gap Subindexes

Rank

Score

Simple average

Female

Male

Female to male ratio

 

 

 

 

 

 

Ecomomic Participation and Opportunity

46

0,641

0,586

 

 

 

Labour force participation

 

15

0,85

0,69

49%

51%

0,85

Wage equality for similar work

 

87

0,54

0,64

 

 

0,54

Income (PPP US$)

 

53

0,55

0,52

14.159

25.969

0,55

Legislators, senior officials, and managers

42

0,41

0,37

29%

71%

0,41

Professional and techn workers

 

1

1,00

0,79

54%

46%

1,17

 

 

 

 

 

 

 

 

Education Attainment

 

35

0,995

0,939

 

 

 

Literacy Rate

 

60

0,97

0,91

49%

51%

0,97

Enrolment in primary education

 

1

1,00

0,97

50%

50%

1,01

Enrolment in secondary educ.

 

1

1,00

0,94

50%

50%

1,00

Enrolment in tercery education

 

1

1,00

0,86

68%

32%

1,33

 

 

 

 

 

 

 

 

Health and Survival

 

83

0,969

0,973

 

 

 

Sex ratio at birth (female/male)

 

1

0,97

0,91

49%

51%

0,97

Healthy life expect. (years)

 

90

1,00

0,97

50%

50%

1,01

 

 

 

 

 

 

 

 

Political Empowerment

 

36

0,15

0,138

 

 

 

Women in parliament

 

61

0,17

0,22

14%

86%

0,17

Women in ministerial positions

 

39

0,20

0,21

17%

83%

0,20

Years with female head of state (last 50)

13

0,11

0,04

5

45

0,11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Additional Data

 

 

 

Key Indicators 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Contraceptive prevalence, married women

68%

 

 Total Popul. (millions) 2006 

6,7

Female teachers, primary

 

85%

 

 Population growth

1,20%

Femal teachers, secondary

 

71%

 

 Age of mariage for women

25

Femal adult unemployed rate

 

11%

 

 Fertility rate For 1 woman

2,7

Femal genital mutilation

 

0,02%

 

Infant mortality rate per 1,000

4

Polygamy

 

0,15%

 

 Matern. Mort. rate per 100,000  

17