ÉLAN MYSTIQUE DES RESPONSABLES MILITAIRES AMÉRICAINS

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Il y a une quinzaine de jours le vice-président américain, Joe Biden s’est rendu en Israël pour transmettre un message au Gouvernement israélien. Quelques jours plus tard c’est le chef  d’état-major des armées américaines, Mike Mullen, qui s’y rendait. Et, demain, 2 mars, comme l’annonçait l’Agence Mena, la première délégation militaire américaine nous rendra également visite. Mais que viennent-ils donc faire dans notre beau pays ? Du tourisme ? Un élan mystique ?

Il semblerait, en fait, que ces visites fassent suite aux dernières déclarations de Bibi, le 9 février dernier, qui en réponse à l’annonce officielle de Téhéran du lancement  du processus d'enrichissement de son uranium à un niveau de 20% sur le site de Natanz, exigeait que des sanctions « immédiates » et « paralysantes » soient prises à l’encontre du régime iranien.

Les Yanquis s’imaginaient peut-être que la cessation du dialogue stratégique israélo-américain allait calmer les Israéliens. Car depuis l’accession d’Obama à la Maison Blanche le dialogue stratégique est pratiquement inexistant. Comme pour joindre le geste à la parole, depuis le discours du Caire, les Américains prétendaient faire chevalier seul en matière militaire et n’ont pas cru nécessaire de convoquer Israël à leurs réunions sur les conditions stratégiques au Moyen-Orient.

Voilà pourquoi depuis septembre, le sempiternel même message est envoyé aux Iraniens qui voient parfaitement que les capacités décisionnaires du Chef de l’État américain se sont ankylosées avec sa récente décoration comme Nobel de la Paix.

Jusqu’à présent les arguments venant en défense de la paix au Moyen-Orient et mettant en exergue les menaces que représente la production d’uranium enrichi semblent rester lettre morte mais la langue du business reste un idiome que les congressistes yanquis comprennent parfaitement.

Comment pouvait-on s’imaginer que les États-Unis faisaient du commerce désintéressé ? À part un novice comme Obama, qui pouvait s’imaginer que les prétentions d’Israël à assurer sa défense se réduiraient à mesure que diminuerait la collaboration entre ces deux pays ?

En tout cas, Netanyahou se rendra cette semaine à Washington pour rappeler à Obama que les Israéliens ne sont pas les seuls à bénéficier de la collaboration israélo-américaine en matière militaire. Il rappellera certainement que le cofinancement et la fourniture de hautes technologies et de matière grise aux États-Unis en provenance d’Israël permet de réduire les coûts de fabrication. Il rappellera certainement aussi qu’il a été élu pour défendre ses concitoyens et non pour assister passivement à la destruction de son pays.

La Maison Blanche déjà sommée pour ses mêmes motifs par les experts militaires américains de reprendre le dialogue et d’approvisionner Israël en nouvelles bombes air-sol destinées à briser le béton, espère en contrepartie obtenir de l’État hébreu qu’il renonce officiellement à agir unilatéralement. Comme si nous avions été contaminés par la morale guerrière douteuse de l’Houdaibiya(*) pratiquée par nos voisins.

C’est là toute l’hypocrisie des Américains. Fournir à Israël un matériel destiné à faire voler les installations nucléaires iraniennes et lui demander ensuite de ne pas s’en servir !

Qu’attendent-ils en fin de compte sinon se dédouaner devant une Europe terrorisée par le monde arabo-musulman, devant une Russie qui, d’une petite voix, celle de Nikolaï Patrouchev, directeur du Conseil de sécurité nationale russe dit « Il y a des limites à ce que peut faire la diplomatie », et devant la Chine qui préfère continuer les négociations avec le régime des Ayatollah ?

Lorsque les Israéliens défendront leur petit pays du droit à l’existence, les Yanquis lèveront publiquement les bras au ciel en signe d’impuissance et fêteront dans l’allégresse, en privé, la fin d’un régime menaçant le monde civilisé. A moins que Bibi ne réussisse à convaincre Obama de la nécessité d’agir de concert et rapidement.

 

 

 

(*) : Mahomet avait tenté de conquérir La Mecque avec ses bédouins en 628. Mais en cours de route la plupart des Bédouins l'abandonnèrent par peur de mourir et par refus secret de la nouvelle foi. Se rendant compte qu'il n'était pas assez puissant pour venir à bout de la tribu Quoreish de la Mecque, il avait conclu un pacte de paix de 10 ans avec elle, connu sous le nom de pacte de Houdaibiya. Quelques mois plus tard, après avoir constitué des forces suffisantes, il viole le pacte, et attaque de nouveau La Mecque qu’il conquiert en 630.
Depuis, la
traîtrise de Mahomet est restée un modèle à suivre pour la manière de traiter les ennemis de l'Islam constituant ainsi, en langue musulmane, l’adage « la fin justifie les moyens ».

 

 

 

 

 

 

 

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