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Des juifs en judée, quelle drôle idée ! |
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Tout le monde parle du conflit israélo-palestinien ou de façon générale et erronée du conflit israélo-arabe mais sans jamais savoir de quoi on parle. Beaucoup font état des frontières d’avant 1967. Mais qu’elles étaient-elles ? Qu’en était-il de la souveraineté de cette région du monde avant cette date ? Personne ne sait. Comme ces gens parlent d’un air entendu comme s’ils savaient, personne ne veut passer pour l’idiot du village et poser des questions du genre « que s’est-il passé en 1967? » ou « pourquoi 1967 et pas 1923? ». Si vous en savez un peu plus, vous pouvez toujours leur demander quel manuel de droit international ils ont lu mais vous risquez de déclencher les foudres. Alors faisons le point. Ne parlons pas de Bible et des promesses que D-ieu fit à Abraham, puis à Isaac et enfin à Jacob parce qu’on va encore nous dire que nous avons falsifié la Torah. Parlons simplement de droit international et d’histoire, celle que personne ne remet en question. Nous ne dirons pas « celui-ci à violer les accords de telle date » ou tel autre «ne respecte pas telle ou telle résolution des Nations Unies ». Nous ferons simplement référence à des faits que personne ne conteste, soit parce qu’ils sont ignorés, soit parce qu’ils sont irréfutables. Les faits donc, le droit donc, rien que des faits, rien que du droit. Nous n’avons pas inséré de références ni de citations dans le corps de l’article pour ne pas l’alourdir et en faciliter la lecture. Cependant nous avons préféré les mettre en bas de page de façon à ce que vous puissiez vérifier les faits énoncés. La Judée-Samarie : En 1917, la déclaration Balfour 1 reconnaissait le droit aux Juifs d'avoir un foyer national sur la terre d'Israël. Droit réaffirmé par la conférence de San Remo de 1920 et par la Ligue des Nations en 1922. Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est voté par l’Assemblée Générale de l’ONU, à New York. Ce plan propose le partage de la Palestine entre deux États, l’un juif, l’autre arabe. La résolution 181 est refusé par les pays arabes, on comprendra pourquoi un peu moins d’un an après, lorsque les pays arabes avoisinant, demandent aux musulmans qui vivent en terre d’Israël d’en partir momentanément pour y revenir une fois le pays détruit 2. Oui, je sais, on lit ici et là qu’ils ont été expulsés sinon comment pourrait-on parler de réfugiés, comment pourrait-on organiser tout ce ‘victimisme’ palestinien sinon ? Nous n’en sommes pas à un révisionnisme près. Cependant les témoignages sont là.3 Qu’en est-il donc de ces territoires que la Grande Bretagne mandatée par les Nations Unis devait octroyer aux « Palestiniens » et qu’ils refusèrent ? Qui doit exercer la souveraineté sur la Judée et la Samarie? En 1950, les Jordaniens la réclament et annexent la région sans que personne ne leur accorde un transfert de souveraineté. Aucun pays arabes ne mouftent. Aucun défenseur des « Palestiniens » ne réagit. Visiblement le problème n’est pas l’occupation par une puissance étrangère de la Judée et la Samarie mais la souveraineté Israélienne. Jusqu’en 1967, donc, la Judée et la Samarie sont sous contrôle jordanien avec interdiction aux juifs d’y pénétrer pour la pratique du culte sur le mur occidental du Temple (Kotel) et pour faire bonne mesure profanation du cimetière juif du Mont des Oliviers en volant toutes les pierres tombales pour en faire des latrines. En 1967, la Jordanie agresse de nouveau Israël mais cette fois perd la Judée et la Samarie en vertu du droit international, qui stipule qu’ «un pays qui attaque un autre pour s’emparer de son territoire, sans aucun motif valable ne peut jamais prétendre exercer sa souveraineté sur un territoire acquis à la suite d’une agression. 4» En 1988 La Jordanie renonce officiellement à sa souveraineté sur la Cisjordanie au profit de l’OLP. Comme si elle avait eu un jour une quelconque légitimité sur ce territoire. Voilà donc pour la Judée et la Samarie. Qu’en est-il du Golan ? A la suite de la révolte Arabe de 1918, la Syrie « bilad asham » qui comprenait la Syrie actuelle, le Liban, la Jordanie, et la Palestine s’est constituée en Royaume Arabe Syrien indépendant qui dura peu de temps puisque le traité de Versailles (annexes) y mit un terme. Ainsi entre 1918 et 1920, la Syrie n’a exercé sa souveraineté sur le Golan que pendant deux ans. A partir de 1920, la Syrie et le Liban étaient sous mandat français alors que la Palestine comprenant le Golan et la Jordanie étaient placées sous mandat britannique. En 1946, la Syrie obtient l’indépendance et annexe le Golan. Après l’armistice (1949) qui suivit la guerre d’indépendance déclarée à Israël par les 4 pays frontaliers et l’Irak, la Syrie dû se retirer du Golan déclaré secteur démilitarisé. Israël contrôlait alors le centre du plateau et la Syrie la rive Nord est de Tibériade. Israël occupera l’ensemble du Golan dès le 6 juin 1967 (guerre des 6 jours) . Depuis la Syrie prétend revenir aux frontières d’avant 1967 alors qu’Israël fait valoir la ligne de frontière de 1923, définie par la France et le Royaume-Uni (puissances mandataires au Levant). Lors de la guerre du Kippour (du 6 octobre au 24 octobre 1973) la Syrie tentera sans succès de récupérer le contrôle du Golan. Et en 1981, Israël annonce l’annexion pleine et entière du territoire. Ainsi, le Golan a été contrôlé (partiellement) par la Syrie pendant 23 ans (de 1918 a 1920 et de 1946 à 1967) alors qu’Israël exerce sa souveraineté sur la région depuis 43 ans (14 ans d’occupation et 29 ans d’annexion). En dehors de cette réalité historique, et même si le Golan avait réellement appartenu à la Syrie depuis des temps immémoriaux, rappelons comme il est expliqué plus haut qu’au regard du droit international, Israël pouvait légalement occuper ce territoire puisque la Syrie faisait partie des agresseurs lors de la guerre de 1967. Guerre que la Syrie et ses alliés ont perdu. Mais revenons sur un des aspects principaux. Pourquoi le Golan fut-il rattaché à la Palestine et placé sous mandat britannique alors que la Syrie fut placée sous mandat français ? Cette question est essentielle car ce partage ne s’est pas fait au hasard, et tenait compte des populations se trouvant dans ces régions. Il apparaissait que le Golan était peuplé de Circasiens provenant du Caucase conquis par l’empire russe, de druzes, (secte chiite qui n’a aucun lien avec la population sunnite syrienne et qui aujourd’hui sont israéliens et font d’excellents militaires de carrière 5) et de populations d’origines alaouites (autre secte chiite, qui ne constituent que 10 % de la population syrienne, bien que le chef de l’État syrien Bachar el Assad en soit issu). Toute cette population se sentait si peu d’origines communes avec la Syrie que d’un côté les Circasiens envisageait d’y établir un foyer national circassien (à l'instar du foyer national juif annoncé dans la déclaration Balfour) et de l’autre côté, les alaouites pendant la période du mandat sur la Syrie, demandèrent aux français de créer un territoire spécifique alaouite (gouvernement de Lattaquié). Le plateau du Golan, d’une surface de 1050 Km2, vous l’aurez compris, est particulièrement convoité non seulement pour sa position stratégique mais également parce qu’elle est riche en approvisionnement d’eau. En effet en Israël, plus d’1/3 de la consommation en eau est fourni par les plateaux du Golan. Cette ressource est d’autant plus convoitée par les Syriens que le pays se voit privé d’approvisionnement à cause du détournement des eaux de l’Euphrate par les Turcs. La revendication du Golan par la Syrie ne s’explique donc que pour les ressources qu’il contient et pour l’importance stratégique que peut représenter le plateau pour un pays qui n’a jamais caché ses intentions hégémoniques (j’adore cette expression, j’ai l’impression d’entendre mon père), mais ne repose, comme on l’a vu, certainement pas sur des raisons légales ou historiques. Et Gaza ? Encore un peu d’histoire mais cette fois-ci remontons à l’antiquité. Dans les sources égyptiennes du XIIème siècle avant l’ère chrétienne, les Philistins apparaissent et sont présentés comme des ennemis de l'Égypte venus du nord, mélangés à d'autres populations hostiles connues collectivement des anciens égyptiens sous le nom de peuple de la mer (peuple originaire de Crête). Après leurs affrontements avec les Égyptiens, les Philistins se sont fixés sur la bande côtière du sud-ouest de la terre de Canaan, c'est-à-dire dans une région centrée sur l'actuelle bande de Gaza. Leurs cités ont dominé la région jusqu'à la conquête assyrienne de Teglath-Phalasar III en 732 avant l’ère chrétienne. Ils sont par la suite soumis aux empires régionaux, et semblent progressivement s'y assimiler. Les dernières mentions des Philistins datent du IIe siècle avant l’è.c., dans le premier des Livres des Macchabées. Voilà pourquoi, les « Palestiniens » d’aujourd’hui se sentant les héritiers des Crétois de l’époque (!!!???) réclamèrent la bande de Gaza qui leur fut concédée en 2005 entraînant le déplacement de 12.000 réfugiés Israéliens dont la plupart vivent encore sous des tentes. Dans les pays arabes comme dans les pays occidentaux, on ne peut pas nier la haine du juif qui se déguise en haine du sionisme, cependant il faut reconnaître que nombreux sont ceux qui ne savent pas et sont honnêtement convaincus qu’ils défendent l’opprimé. Ces ignorants de bonne foi se battent pour un mythe qui ne reposent sur aucune réalité. C’est à eux que je m’adresse dans cet article, j’espère qu’ils sauront me lire pour en finir avec ce révisionnisme stupide qui aveuglent les peuples pour canaliser et diriger leur énergie vers un faux ennemi au lieu de se battre pour la modernité et la dignité. (j’ai toujours une petite envolée lyrique comme ça à la fin :-))
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1. La Déclaration Balfour de 1917 est une lettre ouverte adressée à Lord Lionel W. Rothschild (1868-1937), publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weismann, alors président de la Fédération Sioniste et qui sera élu en 1948 Président de l'Etat d'Israël. « Cher Lord Rothschild, J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste. Arthur James Balfour »
2. - Déclaration du Premier ministre d’Irak (Presse de Bagdad 15 mars 1948): « Nous écraserons le pays avec nos fusils et nous détruirons tout lieu où les Juifs chercheront refuge. Les Arabes devront emmener leurs femmes et leurs enfants à l’abri pendant le danger, après quoi toute la Palestine sera à eux. » - Début 1949, Émile Ghoury, homme d’État libanais et dernier président chrétien de la Ligue arabe, écrivait dans son discours de démission, qu’il refusait de continuer à vivre avec le mensonge selon lequel les Israéliens avaient expulsé les arabes. Ghoury disait que le temps était venu que les États frontaliers d’Israël assument la responsabilité d’avoir demandé que les Arabes Palestiniens quittent leurs domiciles pour des raisons militaires tactiques, afin de permettre aux armées arabes de faire pleuvoir la dévastation sur les seuls Juifs. La promesse était que les Arabes reviendraient “d’ici deux semaines après avoir mis les Juifs à la mer”. - 30 mai 1955, témoignage (Falastin, quotidien jordanien): « Nous, les réfugiés, avons le droit de dire aux membres du Conseil de la Ligue arabe: nous avons quitté notre patrie sur la foi de fausses promesses faites par des dirigeants malhonnêtes des États arabes. Ils nous ont promis que notre absence ne durerait pas plus de deux semaines, qu’elle serait une sorte de promenade, après quoi nous reviendrions ». - Extrait d’un livre (1955) de Edouard Attiya, secrétaire du bureau de la Ligue arabe à Londres, de 1941 à 1950, The Arabs paru à Londres (p 183) : «Cet exode en masse est particulièrement dû à la croyance qu’avaient les Arabes, encouragés en cela par les vantardises et par les déclarations inconscientes de certains chefs arabes, selon lesquelles la défaite des Juifs par les armées des États arabes était l’affaire de quelques semaines et qu’elle permettrait aux Arabes palestiniens de rentrer dans leur pays et d’en reprendre possession». - Extrait de Sirr al Nakhba (Le secret du désastre 1955), livre de Nimr al Hawari, ancien commandant de l’organisation paramilitaire Nedjada, paru à Nazareth : « Les chefs brandirent leurs sabres, prononcèrent des discours enflammés et rédigèrent des articles retentissants. Nous fracasserons le pays à coups de canon, tonna le Premier Ministre d’Irak nous détruirons tout endroit où les Juifs chercheront un abri. Les Arabes devront conduire leurs femmes et leurs enfants dans des régions plus sûres en attendant que les combats se soient apaisés, » - Extrait du Bulletin du REMP (Groupe de recherches pour les problèmes des migrations européennes Janvier-mars 1957) à La Haye (pp 10-il) : « Dès les premiers mois de 1948, la Ligue arabe publiait des instructions demandant aux gens de chercher refuge temporairement dans les pays voisins, pour revenir plus tard à leurs domiciles dans le sillage des armées arabes victorieuses et recueillir leur part des biens juifs abandonnés. » - Témoignage égyptien. (El -Yom, journal du Caire 12.4.1963): « Le 15 mai 1948 arriva.., et le dernier soldat britannique quitta la Palestine. Ce même jour, le mufti de Jérusalem (Amin al-Husseini) demanda aux Arabes de Palestine de quitter le pays, de quitter Haïfa, Jaffa et les autres villes.., car les armées arabes étaient sur le point de pénétrer dans le pays et de se battre à leur place, contre les bandes juives pour les chasser de Palestine. »
3. - Entretien avec Mahmoud Darwich, poète palestinien, réalisé par Farouk Nardam-Bey et Elias Sanbar (Revue d’Etudes palestiniennes, Nº 10, Hiver l984) : « Pour mes parents, notre séjour au Liban était temporaire ; nous y étions en visite ou même en villégiature. On avait à l’époque commandé aux Palestiniens de quitter leur patrie pour ne point gêner le déroulement des opérations militaires arabes qui devaient durer quelques jours et nous permettre de réintégrer rapidement nos maisons. Mes parents découvrirent bien vite que ces promesses n’étaient que rêves… » - Extrait des Mémoires de Haled alAzrn (1973), Premier ministre de Syrie en 1948 et 1949, paru à Beyrouth : « [La raison de l’échec arabe en 1948 fut] l'appel des gouvernements arabes aux habitants de la Palestine, pour qu’ils se rendent dans les pays voisins... C’est nous qui les avions encouragés à partir... Nous avons amené la destruction sur un million de réfugiés arabes, en les incitant et en les adjurant de quitter leurs terres, leurs foyers, leur travail et leurs commerces. » - Extrait de « Ma'al Nass” (Avec le peuple 1956): livre de Mahmoud Seif-e-Din Irani, paru à Amman (Jordan Publishing House) : «Soudain, les habitants de Jaffa commencèrent à abandonner leur ville... Nous étions tous trop optimistes, nous avons quitté le pays de notre libre choix, croyant que nous partions pour une courte visite, des vacances et que nous retournerions peu après, comme si rien ne s’était passé. » - Le 19 Mars 2001, Fouad Abu Higla, éditorialiste régulier du quotidien de l’Autorité Palestinienne, Al Hayat Al Jadida, écrivait un article pour le Sommet arabe, critiquant les États arabes pour une série d’échecs. L’une d’entre elles était que les « dirigeants arabes avaient forcé les Arabes du mandat britannique à quitter leurs terres en 1948 ».
4. Il y a jurisprudence en la matière : l’accord d’Helsinki entre l’Allemagne , la Russie et la Pologne reconnaît la frontière Oder-Neiβe entre la Pologne et l’Allemagne. Cette dernière ayant perdu des territoires à la suite de l’agression subie par la Pologne.
5. Pendant mon volontariat durant la seconde guerre du Liban, mes chefs militaires étaient tous des Druzes. Ils étaient respectés dans toutes les bases militaires pour leur loyauté et j’oserai dire pour leur efficacité, se portant volontaires dans les missions dangereuses destinées à la lutte de l’État d’Israël contre le terrorisme pro-palestinien. |